Maiso Blasco, Alberto Jordi2024-02-232024-02-2320142105-2751https://hdl.handle.net/20.500.14352/101694Lorsque Max Horkheimer et Theodor W. Adorno forgèrent le concept d'industrie culturelle, ils pouvaient difficilement se douter qu'il connaîtrait un tel succès. Aujourd'hui tout le monde parle d'industrie culturelle; même les managers et les secrétaires d'État emploient ce terme à tout bout de champ. Seulement le caractère d'évidence que ce mot prend à nos oreilles peut nous induire en erreur. Dans le vocable 'industrie culturelle', on ne perçoit plus du tout la somme d'expériences qui conduisit à l'époque à réunir ironiquement les mots 'culture' et 'industrie'. Ce qui s'est constitué au cours d'un processus sociohistorique semble aujourd'hui aller de soi et fait figure d'élément naturel et immuable. Dans les branches en pleine ascension, les producteurs de biens culturels n'hésitent plus à revendiquer eux-mêmes le terme de culture industries, voire de creative industries. Ce 'tournant affirmatif' nos fait sentir la distance à laquelle doit se placer toute réflexion visant à s'approprier de manière féconde, pour l'appliquer aux conditions actuelles, l'analyse de l'industrie culturelle que mena en son temps la théorie critique : faute d'un tel recul, on retombe en deçà de cette analyse et on échoue à saisir ce que l'époque présente a de spécifique.fraVaine répétition? L'industrie culturelle, hier et aujourd'huijournal articlehttps://www.revueillusio.fr/metadata only access7.01Estética (Filosofía)7207 Filosofía Social7202.01 Estética