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Les représentations sociales des forniseuses de gamètes en Espagne: derrière le “don” d’ovocites, ¿un travail invisibilicé et dévaloricé?

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2021

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María Isabel Jociles, Ana María Rivas et Ariadna Ayala Rubio, « Les représentations sociales des fournisseuses de gamètes en Espagne : derrière le « don » d’ovocyte, un travail invisibilisé et dévalorisé ? », Enfances Familles Générations [En ligne], 38 | 2021, mis en ligne le 15 octobre 2021, consulté le 20 décembre 2024. URL : http://journals.openedition.org/efg/12099

Abstract

Cadre de la recherche : L’Espagne se classe au premier rang en Europe en matière de « don » d’ovules. Leur production et leur commercialisation constituent aujourd’hui l’un des marchés les plus lucratifs du système économique national. Objectifs : Comment les femmes cédant leurs ovules comprennent-elles ce « don » ? Dans une société où le « don » d’ovocytes est formalisé comme un acte bénévole et altruiste, comment les « donneuses » conçoivent-elles et considèrent-elles la rémunération qu’elles obtiennent pour cet acte ? Méthodologie : Cet article présente l’analyse d’entretiens approfondis menés avec 38 « donneuses » d’ovules, issues de différentes régions d’Espagne, participant actuellement ou ayant participé au processus de « don ». Entre 18 et 49 ans, elles occupent pour la plupart des emplois précaires, elles sont au chômage et/ou elles sont étudiantes non boursières. Résultats : Les « donneuses » d’ovules ne conçoivent pas leur contribution à l’industrie de la reproduction humaine comme un travail salarié. Conclusions : Même si ces femmes jouent un rôle prépondérant dans le processus de « don » d’ovules, leur contribution est bien souvent sous-estimée. Pourtant, leur implication est nécessaire à la concrétisation de projets familiaux de personnes souhaitant devenir parents. Elles contribuent également au bon fonctionnement de l’activité des cliniques d’assistance à la procréation et à l’approvisionnement des banques de gamètes. Contribution : Tout en présentant l’organisation sociale du « don » d’ovules en Espagne, cet article révèle la manière dont le travail reproductif effectué par les femmes produisant et cédant leurs ovocytes est invisibilisé et dévalorisé. De plus, il rend compte de la façon dont les « donneuses » d’ovules sont expropriées de leur matériel biologique, expropriation faiblement rémunérée et dont elles ne tirent qu’une faible part des bénéfices. Cette exploitation des femmes à travers le « mode biomédical de reproduction » et l’invisibilisation de leur travail est rendue possible grâce à l’anonymat des « dons », la coordination phénotypique, les modes de consentement, une compensation économique, et plus largement par une métaphore du « cadeau » et d’une idéologie de l’altruisme.
Research Framework: Spain ranks first in Europe in the egg “donation” sector. The production and marketing of human oocytes constitute one of the most lucrative markets in the country. Objectives: How do women who offer their eggs understand this donation? In a society where egg “donation” is formally recognized as a voluntary and altruistic act, how do “donors” perceive and consider the remuneration they receive for this practice? Methodology: In-depth interviews were conducted with 38 egg donors from different regions of Spain, including current and past donors, aged between 18 and 49 years. Most interviewees held precarious jobs, were unemployed, and/or were students without scholarships. Results: Egg “donors” did not view their contribution to the human reproductive industry as work, let alone as waged work. Conclusions: Although these women play an essential role in the egg donation process, they are often undervalued. Yet their participation is necessary for the achievement of the family projects of intentional parents. They also contribute to the proper functioning of assisted reproduction clinics and to supplying gamete banks. Contribution: By presenting the social organization of egg donation in Spain, this article sheds light on how the reproductive work carried out by women that produce and give up their eggs is rendered invisible and undervalued. In addition, it gives an account of how biological material is expropriated from egg “donors” – an expropriation that is inadequately compensated and from which they do not benefit. This exploitation of women through the “biomedical mode of reproduction” and the invisibilization of their work is made possible thanks to “donor” anonymity, phenotypic coordination, modes of consent, economic compensation, and, more broadly, the use of the “gift” metaphor and the ideology of altruism.

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