Cultiver l’alternative au système philo-hispanique : attraction, diffusion et appropriation du modèle vénitien dans la pensée républicaniste génoise du premier XVIIe siècle
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Publication date
2011
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Publisher
Società Ligure di Storia Patria
Citation
Maréchaux Benoît, “Cultiver l’alternative au système philo-hispanique : attraction, diffusion et appropriation du modèle vénitien dans la pensée républicaniste génoise du premier XVIIe siècle”, Atti della Società Ligure di Storia Patria, CXXV/1, vol. 2, special issue “Génova y la Monarquía Hispánica, 1528-1716”, edited by Manuel Herrero Sánchez, Yasmina Rocío Ben Yessef Garfia, Carlo Bitossi and Dino Puncuh, 2011, pp. 657-693
Abstract
Croiser les histoires républicaines vénitienne et génoise par le prisme de la monarchie hispanique pourrait paraître, de premier abord, bien incongru. Les deux sœurs ennemies du monde méditerranéen médiéval n’avaient-elles pas, depuis le courant du XVe siècle, construit leur fortune selon deux modèles profondément divergents, marqués par des relations antagonistes vis-à-vis de la couronne espagnole? Analyser dans la première moitié du XVIIe siècle les transferts culturels entre Venise et Gênes en fonction de Madrid, c’est se confronter à deux objets d’études profondément distincts, opposés, et asymétriques. Distincts, par la sphère d’influence économique qui leur était devenue propre : le monde marchand levantin d’une part, l’empire financier hispanique d’autre part. Opposés, par leur relation diplomatique et militaire avec les Habsbourg : le rival voire l’ennemi d’un côté, l’allié de l’autre. Asymétriques, enfin, par le poids de leurs structures institutionnelles et l’exercice de la souveraineté qui y était corrélé : l’école républicaine et la sensible défense des prérogatives souveraines pour la première, un faible poids de l’état pour la seconde, davantage caractérisée par l’interpénétration réticulaire de ses acteurs au sein même de la monarchie hispanique.